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Errements d'une âme dans les méandres de l'Existence, les dédales de la Vie. Effarouchement, marche au supplice, écartèlement, , torture, Angoisse, Ennui... Puis d'un coup, l'éblouissement : lumière d'un idéal fugitivement entrevu: tragédie de la Beauté perdue, inutile, incomprise comme une conque échouée sur les rivages de l'univers et qu'emporte sans retour à l'Infini l'océan du Temps. L'être sublime s'évanouit dans l'ombre et l'Absence. Oubli, repos sous les amicales frondaisons de la Nature, la voûte éternelle des cieux. La Sérénité, l'Élévation suprême, l'absolue transcendance, la Majesté, la noblesse offrent leur aile à l'âme vacillante. Désormais transfigurée, l'impure fange du Monde ne la peut atteindre. La voici pour toujours nourrie d'éther, de lumière. La voici atteignant l'Arcadie, séjour du Silence et de l'Immobilité où elle s'épanche en un songe intemporel avant que le dernier Crépuscule ne l'engloutisse à jamais, confiante, apaisée. |